» Catégorie : Les Dossiers du Petit Maniaco

Il serait faux de penser que l'univers du cinéma Bis et d'exploitation se résume uniquement à quelques styles bien précis de films. L'appellation générique Bis comprend en effet de nombreuses ramifications partant de ces principales catégories que peuvent être l'horreur, le fantastique, l'érotisme ou encore le polar et l'aventure. Particulièrement riche, le cinéma d'exploitation italien a vu naitre au fil du temps et des courants de mode de très nombreux sous-genres. L'amateur quelque peu perdu dans cette jungle d'appellations trouvera ici toutes les explications nécessaires pour mieux l'éclairer et le guider. Du giallo au poliziesco, du sexploitation au nazisploitation en passant par le nunsploitation, le mondo, le rape and revenge, le peplum érotique, le post-nuke ou les différentes sous-catégories de l'horreur, nous nous proposons de vous les faire découvrir en espérant ainsi vous faciliter la tâche lorsque vous souhaiterez classifier vos petites merveilles ou simplement leur donner un nom. C'est également ici que nous traiterons de biens d'autres genres de ce cinéma dit "autre", en visitant les univers fort riches en thèmes de l'Underground, du trash, du X sans oublier d'aborder les grands mythes du cinéma sans lesquels il ne serait plus vraiment ce qu'il est, ce pourquoi on l'apprécie ou vénère.

La papesse: le mystère Géziale enfin levé!

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Petite histoire de la pornographie à l'italienne: réalisateurs et acteurs de la première heure

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Si le cinéma pornographique est lentement apparu en Amérique dés la fin des années 60 pour ensuite se généraliser dés le début des années 70, s'il est arrivé en France quasiment à la même époque, distribué dans des circuits spécialisés qui allaient vite proliférer, il n'a fait que tardivement son apparition en Italie où la pornographie était encore interdite. Il aura en effet fallu attendre 1977 pour que soit réalisé le premier film X, Sesso nero de Joe D'Amato qui ne sortira sur les écrans italiens que quelques années plus tard. Le cinéma pornographique joliment appelé Cinema a luce rosse par nos amis transalpins va alors très vite prendre son essor. L'arrivée de la pornographie va alors permettre à certains réalisateurs de redonner vie à leur carrière alors en déclin et permettre à d'autres de se spécialiser dans cette branche. Elle va également donner naissance à quelques sous genres ou permettre d'assaisonner un peu plus une série de films à la base érotiques en y ajoutant des séquences bien plus explicites.
hardcore_31.jpgSi le cinéma hardcore aura ses metteurs en scène attitrés il aura aussi ses stars et starlettes, diva et divo de la première heure dont le règne variera de quelques mois à quelques années. Ce nouveau dossier du Maniaco vous propose de retracer rapidement l'histoire du porno transalpin mais il va avant mettre en lumière tout ceux et celles qui en furent les pionniers, les principaux acteurs et lui donnèrent ses lettres de noblesse. Et seul Eros sait s'il est parfois très difficile de mettre un nom sur un visage et vice et versa. Nous tenterons également de vous faire découvrir qui ils étaient réellement, quel fut leur destin et ce qu'ils sont aujourd'hui devenus pour ceux du moins qui n'ont pas préféré disparaitre pour commencer une toute nouvelle vie après cette brûlante période de gloire plus ou moins éphémère.
Nous vous laissons sans plus tarder découvrir ce nouveau dossier qu'il est préférable de lire la tête froide, les deux mains sur la table cela va sans dire. En route pour un voyage sans interdit ni sens interdit dans l'univers charnel du spaghetti-porno, le porno à l'italienne.

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Le nazisploitation

 

 

Si dans le cinéma d'exploitation italien il est un genre qui fut et continuera à être l'un des plus décriés, haï ou bien mal interprété c'est bel et bien le nazisploitation. Il fait pourtant et définitivement partie du beau patrimoine du cinéma de genre italien et on ne peut en ignorer son importance. Style plutôt à part de par le délicat sujet qu'il touche, le nazisploitation a cette particularité de diviser les foules pas seulement celle des réfractaires du cinéma dit Bis mais surtout celle des bissophiles eux mêmes, bon nombre d'entre eux reniant ce genre ou ayant du mal à l'accepter. Si on peut en comprendre les raisons profondes de par le douloureux thème qu'il tente d'exploiter, on peut tout de même se demander s'il ne serait pas possible de convertir ces réfractaires ou du moins de mieux leur faire comprendre ce cinéma en tentant de leur montrer sous un jour nouveau, un angle différent. C'est ce que ce dossier va tenter de faire en remontant aux sources du genre et en l'analysant tout en parcourant les oeuvres qui en firent sa réputation. Comme tout cinéma d'exploitation, le nazisploitation qu'on qualifiera de sous filon, sous genre ou subdivision du cinéma Bis plutôt que de genre à part entière tente d'exploiter un thème bien précis, en l'occurrence, le nazisme. Jugé choquant, ce terme a souvent été réprimé au profit d'autres, plus souples mais tout aussi évocateurs, le terme exploitation ne pouvant décemment pas s'appliquer à un thème si délicat. Le problème fut donc au départ de trouver une appellation correcte définissant ces films dans ce qu'ils sont réellement dans leur ensemble. Les termes nazi-porno ou sadico-nazista furent assez vite oubliés, la pornographie n'étant pas propre au genre sinon par inserts destinés au marché étranger et le coté sadisme pas vraiment récurrent à tous les films. On opta alors pour des terminologies plus neutres telles que nazi-filon ou nazi-movie. Au vu du contenu érotique de ces pellicules, l'appellation porno-svastica ou plus généralement éros-svastica fut retenue même si l'érotisme n'est pas un facteur prépondérant pour tous les films de ce type qu'on peut scinder en deux groupes distincts: celui où l'érotisme prédomine et celui où le rouge du sang colore l'histoire faite de tortures recherchées qui dans tous les cas ravira les amateurs de gore.

 

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Les enfants de Salo

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Salo et les 120 jours de Sodome, le fameux film à controverse de Pier Paolo Pasolini qui aujourd'hui encore continue de défrayer la chronique, ne serait pas Salo sans toutes ses jeunes victimes, ces adolescents martyrs prisonniers des mains de bourreaux et maquerelles cruels. Leur jeunesse a souvent rendu le film parfaitement immoral et particulièrement insoutenable aux yeux de beaucoup. Dans le roman de Sade ces victimes étaient beaucoup plus jeunes. Leur âge s'étalait de 12 à 15 ans. Pour des raisons évidentes Pasolini dut quelque peu vieillir ses malheureux protagonistes pour le besoin de son film. Ceci n'enlève rien à l'horreur des situations et le spectateur gardera encore longtemps en mémoire ces visages désespérés, ces regards perdus qui n'attendent plus que la mort pour être enfin soulagés de cet enfer dans lesquels on les a plongé. Victimes, collaborateurs ou miliciens, filles des hauts dignitaires ou servantes, ils restent de malheureuses victimes anonymes, un simple prénom et un visage, un anonymat souhaité par Pasolini puisque donner une âme à ces jeunes leur aurait donné une personnalité à laquelle le spectateur aurait pu se rattacher. Cet anonymat rend leurs souffrances encore plus douloureuses et surtout insupportables.
Comme si l'atrocité de la fiction devenait une triste réalité, il semble pour la plupart tous s'être retranchés par la suite derrière un anonymat tout aussi dérangeant à la fin du tournage tant et si bien qu'ils restent pour beaucoup une énigme. Beaucoup ont totalement disparu comme évanouis dans le néant, d'autres refusent absolumment de parler de ce passé peut être honteux et de réapparaitre aujourd'hui.
Qui étaient ils tous, que sont ils devenus à la fin du tournage de Salo, la question revient souvent et hante l'esprit des inconditionnels du film mais aussi du spectateur lambda souvent troublé par ces visages aux regards vides et ces corps soumis. Peu de choses ont fusé sur ces jeunes comédiens et les retrouver aujourd'hui est un véritable labeur, une sorte de quête du Saint Graal. Certains y ont pourtant dévoué leur vie. Des années de travail parfois, de recherches méticuleuses, de recueil de témoignages pris ça et là qui se résument parfois à un mot mais de fil en aiguille, les réponses sont apparues même si parfois, elles se résument elles aussi à un infime élément.
Le Maniaco se devait de consacrer un dossier spécial aux Enfants de Salo. Ce dossier est le fruit d'un long travail de recherches mais qui devrait rejouir le fan et apporter les réponses aux principales questions qu'il se pose. Il était évident qu'un tel dossier devait être compléter par une revue tout aussi poussée des hauts dignitaires et maquerelles.
C'est donc avec plaisir que Le Maniaco vous offrira en bonus une revue des acteurs et actrices qui interprétaient ces terribles bourreaux tout aussi entourés d'une aura de mystère.
Bon voyage au coeur d'un monde aussi cruel qu'impitoyable.

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Les Maîtres de Salo

 

Ils incarnent la peur et la perversion de l'âme humaine. Ils sont l'image même de ce que l'Homme a engendré de pire, la face la plus sombre de l'humanité. Ils sont la négation de toute vie, à la fois juges et bourreaux. Eux, ce sont les Maîtres de Salo, huit entités aussi fascinantes qu'effroyables, quatre hauts dignitaires et quatre narratrices qui transposés dans l'univers pasolinien sont de toute évidence des SS en civil et de redoutables maquerelles vouées aux pires vices et perversions. Afin de personnifier à l'écran ce que la nature humaine a de plus abominable et rendre crédibles ces personnages monstrueux, il fallait à Pasolini de grands acteurs et dramaturges dont l'érudition n'avait d'égal que le talent, des comédiens de grande classe pouvant interpréter avec force et conviction ces rôles. C'est ainsi qu'il choisit des noms aussi prestigieux que Paolo Bonacelli, Caterina Boratto, l'académicienne Hélène Surgère ou la raffinée Elsa De Giorgi mais aussi des novices recrutés dans son entourage personnel. Tant le talent de ces comédiens d'exception que le naturel des jeunes acteurs font la force et l'intensité inégalée du film. Après les Enfants de Salo, il était donc intéressant de découvrir qui se cachait sous ces terribles masques et derrière ces noms, ceux qui furent et resteront à jamais les Maîtres de Salo.

 

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Le mondo et le Shockumentary

 

 

S'il est un genre fortement décrié c'est bel et bien le Mondo movies. Né à la fin des années 50 s'il en répugne plus d'un, il en fascine pourtant beaucoup d'autres. Force est d'avouer que le Mondo à ses aficionados qui le plus souvent se cachent comme atteint d'une maladie honteuse puisqu'ils se sentent coupables d'aimer ce sur quoi tant de monde crachent. Si la raison d'être du Monde est de choquer et déranger le plus possible, de tenter à chaque fois de dépasser les limites de l'inimaginable, c'est avant tout de montrer au spectateur des évenements pris aux quatre coins du globe tout aussi violents soient ils de la façon la plus spontanée possible, l'Afrique et l'Asie ayant toujours été les continents les plus visés. Ces promenades au bout de l'innommable parfois au coeur de la violence la plus crue tentent le plus souvent de nous faire découvrir les rites et coutûmes de peuples et peuplades primitives en les comparant généralement à notre société dite civilisée. La caméra insiste, se fait voyeurisme jusqu'à devenir obscène et dérangeante lorsqu'elle filme sans détour aucun la mort, quelqu'elle soit, punitive, criminelle ou naturelle. Le Monde devient alors le cinéma de l'extrême que plus rien n'arrête, franchissant toute régle de morale et de décence. Le genre qui souvent prend des couverts éthnologiques se targue alors d'être un cinéma destiné à faire découvrir au spectateur des cultures différentes afin d'élargir sa propre culture même si on doit tuer pour cette soi-disante culture. Souvent considéré comme raciste, le Monde présenté sous forme de document-vérité se veut une vision brute de l'Homme, de notre société et des sociétés autres que la notre, une image où l'Homme est mis en parallèle avec le règne animal tout aussi impitoyable. Il met en exergue toutes les bizarreries de notre monde, sa barbarie, le tout enveloppé d'exotisme et surtout d'érotisme cru, de sexualité, celle ci étant un élément récurrent présenté sous toutes ses perversions. Du Monde dérive le Snuff movies et le Shockumentary. L'un se présente sous de prétendus films plus ou moins clandestins et contestés où pour plus de réalisme les réalisateurs seraient supposés tuer pour de vrai, l'autre sous forme de documentaires-choc qui traite de moultes thèmes dont la mort est le point commun. Quelques soient ses sous-genres, le Monde se veut le reflet du monde dans lequel nous vivons et de l'Homme dans toute sa violence et cruauté animale, l'image de la mort que nous devons tous un jour affronter. Si sous ses couverts moralisateurs se cache avant tout l'hypocrisie, le Monde est là pour avant tout satisfaire et flatter les instincts voyeurs et pervers les plus malsains qui sommeillent en nous. Ce nouveau dossier propose donc une analyse du genre en offrant une étude de ce cinéma contre-nature, de ses origines à nos jours avec un intérêt tout particulier pour le mondo italien dont Jacopetti, les frères Castiglioni, Antonio Climati et Paolo Morra furent les brillants représentants. Il s'attachera ensuite non seulement aux autres mondes produits entre autre en Amérique, France, Allemagne et Suède mais également à sa forme moderne, les shockumentary ou shock-doc, ses éxécutions capitales et ses morts en directs pour finir sur le Snuff movies, ses légendes, ses réalités, ses fake. Seront ainsi passées en revue les principales oeuvres du genre, appuyées par les critiques de la plupart d'entre elles avant de terminer sur une tentative d'analyse du genre. Bon voyage au coeur de l'atrocité, un voyage au royaume de la Mort.

 

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Eros perversion ou l'érotisme déviant à l'écran

 

 

Au même titre que dans la littérature, l'érotisme a toujours été présent au cinéma quelque soit la forme qu'il peut prendre, de l'érotisme pur en dérivant vers ses formes les plus extrêmes, de façon suggestive ou de plus en plus explicite, suivant l'évolution des genres et surtout des moeurs. Ce qu'on cachait bien ou laissait sous-entendre subrepticement hier devint au fil du temps de plus en plus osé, provoquant bien des hauts le coeur non seulement de la rigide Dame censure mais également d'un public pas toujours prêt à passer outre nombre de tabous notamment dans les années 30, 40, 50 et même 60. La libération des moeurs des années 70 permit ainsi au cinéma érotique et au cinéma en général d'oser de plus en plus et de viser toujours plus haut, explosant tous ces fameux tabous pour mieux repousser les limites de l'interdit jusqu'à atteindre parfois l'inimaginable. Le cinéma de genre italien et notamment le cinéma d'exploitation en général allait donc s'en donner à coeur joie pour le plus grand bonheur d'un certain public. Ce nouveau dossier se propose donc non seulement un survol et une étude plus ou moins exhaustive de l'évolution de l'érotisme au grand écran mais également une approche des principales déviances sexuelles mises en scène ou simplement évoquées. C'est ainsi que nous traiterons de l'homosexualité et ses différentes formes, saphisme, travestisme et transexualité, de la virginité et de l'inceste, la masturbation, le voyeurisme, les pratiques sexuelles telles que la fellation, le cunnilingus et la sodomie à l'écran, les perversions et pratiques blasphématoires, le viol, le sado-masochisme, la scatologie et l'urophilie. A savoir que certains aspects comme le viol ou certaines déviances au cinéma seront traités plus en profondeur dans d'autres dossiers consacrés entre autre au Rape and revenge et au sexploitation. D'autres seront plus survolés comme la virginité et la sexualité adolescente puisqu'ils renvoient à d'autres dossiers déjà en ligne comme Le mythe interdit de la lolita. Bon voyage donc au coeur de la vie et de la sexualité à l'écran tout éclairé d'un beau carré rose.

 

 

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Le mythe interdit de la lolita à l'écran

 

 

L'Italie a longtemps été par le passé le berceau de toutes les audaces et de tous les scandales se permettant à travers son cinéma et plus particulièrement le cinéma de genre tous les excès. Passé maître dans l'art d'exploiter tous les filons, le cinéma italien a vu se developper au fil des années de nombreux genres et sous-genres, soulevant bien souvent de lourdes polémiques. Du très controversé nazisploitation à l'hérétique nunsploitation, les débordements érotico-pervers voire déviants du sexploitation en passant par les excès gore des années 80, la sexualité fut un des éléments majeurs du cinéma, une sexualité bien souvent mise en scène de façon perverse. Sexe, moralité, religion, un parfait tryptique que les réalisateurs aimèrent bafouer, renversant ainsi les valeurs acquises, transgressant tous les tabous d'une société pudibonde à l'excès et exagérement rigide. C'est dans ce cadre que naquit ce qu'on appelle le Teensploitation, dés les années 50, un courant qui existait déjà dans la littérature, souvent interdite, mais qui n'avait jusque là jamais été porté à l'écran. Ce nouveau dossier se propose donc d'étudier ce genre si particulier et tant controversé, jugé immoral et d'en voir les origines pour mieux comprendre son évolution jusqu'au jour d'aujourd'hui. Du mythe des lolitas et.. lolitos... all'italiana au cinéma scandale des années 70 emmené par la libération sexuelle jusqu'au point de non retour que représentèrent La maladolescenza et ses succédanés pour finir sur le cinéma érotico-gay adolescent, le child porn légal et enfin le très permissif X allemand et scandinave sans oublier la génération Clark, ce dossier brûlant tentera de passer également en revue la majorité des oeuvres et des réalisateurs spécialisés dans le genre mais également toutes les jeunes actrices et acteurs- pour ne pas dire enfants à scandale- qui firent les beaux jours du genre qui aujourd'hui n'a rien perdu de son aura sulfureuse.

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l'Heroic Fantasy transalpine et le neo peplum des années 80

 

La fin des années 70 et le début des années 80 furent marquées par deux grands films, Caligula de Tinto Brass et Conan le barbare de John Milius. Leur succès au box office mondial ne pouvait laisser indifférente l'Italie. C'est ainsi que naquit un certain nombre d'oeuvres exploitant le riche filon ouvert par Conan. Vit donc le jour un sous genre du cinéma d'exploitation, l'Heroic fantasy all'italiana, tandis que Caligula allait pour sa part faire revivre un genre jadis flamboyant de l'autre coté des Alpes, le peplum, né en 1914 sous la houlette de Giovanni Pastrone qui réalisa le tout premier film du genre, Cabiria, suivi de Salambo de Luigi Maggi. Le peplum fit ainsi les beaux jours du cinéma muet italien qui s'inspira également de la première version américaine de Ben Hur. Au fil des années virent donc le jour les aventures d'Hercule, de Maciste, d'Ursus et autre Spartacus qui donna également au cinéma italien ses premiers comédiens aux muscles saillants, ces héros géants à la force spectaculaire qui disparurent des écrans en 1925. Entre la grave crise que traversa le 7ème art en Italie et la guerre l'industrie cinématographique connut un phénoménal ralentissement steve_reeves.jpgavant de reprendre de plus belle dès le début des années 50 grâce à l'arrivée d'une nouvelle vague de réalsateurs dont entre autres Antonioni, Risi, Comencini, Lattuada... Le peplum revint alors en force dés 1957 poussé notamment par les succès mondiaux de productions hollywwodiennes telles que Ben Hur, Les 10 commandements et Spartacus. Arriva en premier Hercule sous les traits de Steve Reeves suivi de toute une pléiade de colosses suivi de tant d'autres, Maciste en tête. Après 8 ans de gloire et une jolie brochette de comédiens au physique de culturiste qui lui donna ses lettres de noblesse, le genre, supplanté par la lente arrivée du western-spaghetti, s'éteignit définitivement en 1965 avec La sfida dei giganti de Maurizio Lucidi après nous avoir laissé bon nombre de chefs d'oeuvres voire de brillantes fresques parmi un nombre assez impressionnant de films. Le revival du genre gentiment appelé Sword'n'sandal se plaça sous le signe de l'érotisme, un des éléments moteur du cinéma d'exploitation d'alors d'où également cette dénomination de néo peplum érotique. caligula.jpgC'est ainsi que les turpitudes de Caligula, Néron et autres Messaline allaient le temps de quelques saisons faire les beaux jours des scénaristes plagiaires et de réalisateurs friands de films croustillants dont le dénominateur commun était le plus souvent leur indigence. Entre la décadence de l'Empire romain et les nouveaux barbares huilés à l'épée légère inspirés par Conan, la mythologie se forgea elle aussi une petite place parmi tous ces films. Les dieux non pas de l'Olympe mais de Cinecittà en profitèrent pour remettre au goût du jour ces fameuses légendes sans respecter le plus souvent leurs origines tout en créant des héros, Gunan, Sangraal, Thor, Ator, incarnés par une nouvelle génération de comédiens à la stature colossale, Pietro Torrisi, Mark Gregory, Bruno Minniti et Miles O'Keefe en tête. Ce nouveau dossier du Maniaco va donc passer en revue la totalité des oeuvres engendrées par Conan puis par Caligula mais également par deux autres énormes succès Excalibur et La guerre du feu. Tous en char et bon voyage au pays des glaives magiques et des coquines jupettes et n'oubliez pas votre peau bête!

 

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Le giallo 1ère partie: Des origines à la fin des années 70

 
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S'il est genre cinématographique propre au cinéma italien c'est bel et bien celui qu'on désigne ordinairement par le terme singulier de giallo. Que désigne exactement cette appellation qui depuis la fin des années 60 fait la joie non seulement des amoureux de cinéma de genre mais également des amateurs de polars horrifiques et comment est il né? C'est ce que nouveau dossier se propose d'étudier en revenant aux sources du mouvement qui aujourd'hui fait partie du patrimoine du cinéma italien. Genre bien spécifique aux codes soigneusement établis même s'il y eut quelques entorses, ce dossier vous en offre une étude approfondie, vous propose un historique et son évolution jusqu'à son son âge d'or ainsi que ses principaux dérivés dont le thriller horrifique. Nous terminerons cette imposante revue par un index le plus exhaustif possible des gialli existant des débuts du genre à nos jours. La tête sous un couvre-chef, tout de noir vêtu et ganté de cuir, le regard luisant face à votre écran, munissez vous d'une lame scintillante et acérée afin de tourner les pages de ce nouveau et vénéneux dossier!

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Le giallo 2ème partie: Des années 80 à nos jours

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Après avoir atteint son apogée au début des années 70, le giallo allait alors entamer une lente période de déclin avant de connaitre ses ultimes soubresauts entre 1977 et 1979 avec une poignée d'oeuvres de bien piètre mémoire qui tentaient en vain de maintenir en vie un genre qui n'en finissait plus de rendre son dernier souffle. Sans même tenter de redorer son blason ou de lui apporter un peu de sang neuf mais en l'agrémentant d'une surdose d'érotisme afin de faire oublier la vacuité de l'ensemble, les réalisateurs se contentèrent simplement d'appliquer une recette rongée jusqu'à l'os.
Le giallo allait pourtant connaitre un certain revival dés 1980 principalement sous l'égide d'un de ses principaux investigateurs, Dario Argento, mais également Lucio Fulci suivi de Lamberto Bava. Sans jamais atteindre ni la grandeur ni la folie d'autrefois, ces oeuvres n'en sont pas pour autant à négliger puisque d'une part elles s'ancrent parfaitement dans leur époque, d'autre part elles méritent toute l'attention de l'amateur quelques soient leurs défauts. C'est de celles ci que nous allons donc traiter dans la deuxième partie de notre grand dossier Giallo.

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Le cannibalisme à l'écran

 

 

S'il est un sujet qui depuis les temps les plus reculés a toujours fait frémir l'Homme c'est bel et bien l'anthropophagie ou l'acte de manger de la chair humaine. Cet acte renvoie aux peurs les plus primales de l'être humain, ces peurs qui remontent à la nuit des temps. Il était évident que le cinéma allait s'emparer tôt ou tard de ce terrible mythe tabou. Le cannibalisme fut au début abordé de façon suggérée au cinéma dans les premiers films de jungle des années 30 et 40 par l'intermédiaire essentiellement d'images d'ossements humains séchés par le temps, les réalisateurs laissaient ainsi l'imagination du spectateur faire le reste, échafaudant maintes idées quant aux monstrueuses circonstances qui ont amené ces macabres restes à salir la forêt.
On évoquait également l'anthropophagie par le verbe, très timide tentative d'aborder le sujet. L'anthropophagie était surtout liée à la survie, résultat ignoble d'un naufrage dont les pauvres rescapés devaient en ultime recours s'entre-dévorer afin de rester en vie. C'est un genre bien particulier qui allait donner une réelle consistance au cannibalisme au cinéma dans les années 60: le film de morts-vivants. Voici un nouveau dossier du Maniaco à dévorer de toute urgence.

 

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Le mythe du zombi

 

S'il est bien un personnage qui de tout temps a toujours inspiré la peur sous sa plus terrible forme, une peur sans nom qui se retrouve dans toutes les civilisations, c'est bien le mort-vivant. Cette terreur prend source à l'origine même du zombi, celle de la mort et l'après-mort, celle de l'au delà et de l'inconnu dans lequel chacun de nous basculera un jour. Si la littérature regorge de récits prenant pour base ce terrible personnage, le cinéma ne resta pas en marge et très tôt s'est emparé du mythe par le biais notamment d'oeuvres de Poe, un des spécialistes du genre. Ce dossier se propose donc de parcourir ce terrifiant mythe sur grand écran qui coïncide avec la naissance du cinéma parlant dans les années 30 et d'en faire une étude aussi exhaustive que possible en passant en revue les différentes oeuvres qui firent et font encore le succès du genre, un succès jamais démenti qui alla crescendo jusqu'à son apogée dans les années 80 en Italie une fois de plus, devenant alors le personnage favori du fantasticophile. Bon voyage au pays des morts!

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